Faire grandir chacun selon son génie propre.

Nicolas Barré ( 1621 - 1686 )

L'histoire de Nicolas Barré

Portrait de Nicolas Barré
Nicolas Barré, 1621 - 1686

Nicolas Barré ne date pas d'hier ! Il est né en 1621.

À l'âge de 19 ans, il rejoint l'ordre des Minimes de St. François de Paule. Leur nom : « Minimes », veut dire « les plus petits » ( ça ne concerne donc pas que les sportifs ! ). Ce sont des religieux qui se veulent proches des gens du peuple. Leur devise tient en un seul mot, CHARITAS : amour ! Et leur façon de vivre y joint un autre mot : HUMILITAS. C'est cela qui attire le jeune Nicolas.

Ce sera le combat de toute sa vie, un combat marqué par de grandes épreuves spirituelles. Il aurait pu en être brisé ; il en sortira en ayant appris à avancer dans la vie avec une confiance éperdue en Dieu, et en mettant sa vie, son cœur, ses forces au service des autres.

Touché par les conséquences désastreuses du manque de formation humaine et chrétienne des enfants et des jeunes des familles du petit peule des villes et des campagnes ( les jeunes qui galèrent ne datent pas non plus d'hier ! ) il leur consacrera la seconde moitié de sa vie, malgré tous les obstacles, critiques et oppositions d'une société plus prête à exclure et marginaliser plutôt qu'à s'attaquer aux causes des malheurs du temps. Il s'attachera surtout à appeler et former, pour eux, des enseignants, des éducateurs, des catéchistes, auxquels il communique une spiritualité qui façonne leur pédagogie et leur relation éducative.

— La foi dans les capacités des enfants et des jeunes, en les accueillant tels qu'ils sont.

Discernez le fruit que chacun peut porter, conservez- le, et conduisez-le à parfaite maturité. Ne cherchez pas de cerises sur un prunier, chacun doit porter le fruit de son espèce.
Faites grandir chacun selon son génie. Et que chacun se tienne à sa place, sans vouloir entrer dans les voies d'un autre.

— La simplicité qui rend proche des plus simples et des moins instruits.

Exprimez-vous d'une manière simple et accessible qui vous fasse comprendre des moins instruits.
A vouloir trop tirer, parfois, on perd tout !

— La disponibilité totale du cœur et le désintéressement par rapport à soi-même pour

les rejoindre là où ils sont

— Une pédagogie active qui forme par l'expérience relue et la responsabilité confiée.

La meilleure manière d'apprendre, c'est d'enseigner.
Confiez aux plus grandes et aux plus instruites la responsabilité des plus jeunes et des moins avancées.

— L'écoute plus que le discours, avec toute la patience et la douceur qu'elle exige.

Il vous faut écouter plus que parler, parlez peu, et interrogez beaucoup…

— L'attention à la formation du jugement.

Enseignez-leur la pratique évangélique : formez leur jugement afin qu'ils sachent juger, estimer et aimer selon l'Évangile.

— Le regard contemplatif, conscient de leur appel à devenir de plus en plus « à l'image de Dieu ».

Attachez vous davantage à établir le bien qu'à détruire le mal. Une fois le bien établi, le mal ne pourra plus subsister.
Comme des mères votre mission est d'enfanter Dieu dans les âmes. Ah ! si vous savez votre bonheur et l'excellence de votre vocation...

Consulté à plusieurs reprises par Jean Baptiste de la Salle, Nicolas Barré a joué un rôle déterminant dans la fondation des Frères des Écoles Chrétiennes.

Lorsqu'il meurt en 1686, il a lancé sur les routes des centaines d'hommes et de femmes pour catéchiser, apprendre à lire et écrire « aux enfants pauvres et délaissés », soutenir et former leurs parents, écrasés par trop de soucis et de misères. Aujourd'hui encore sur tous les continents des enseignants et des éducateurs s'inspirent.

Les « Maitresses des Écoles Charitables » fondées par Nicolas Barré sont arrivées à Pau en 1878. Elles étaient à Orthez depuis 1854. Appelées à Pau en 1875, elles vivront trois ans à Jurançon en attendant la construction de la maison. Elles ont porté un temps le nom de « dames de St Maur » en raison de leur maison mère située à Paris Rue St Maur ( aujourd'hui rue de l'abbé Grégoire ) et du fait également qu'elles n'étaient pas des Sœurs mais des femmes laïques, et cela pendant plus de deux siècles après la Fondation. Ce nom a été donné à la rue où se situe l'établissement scolaire où elles œuvrèrent pendant 115 ans à l'éducation des enfants et des jeunes béarnais. Elles ont passé le relais en à une direction laïque en 1977 et ont quitté Pau en 1991. L'établissement continue de s'inspirer de l'esprit qui l'a animé pendant plus d'un siècle.

Sœur Brigitte Flourez

Véronique Fréchou, professeur de sciences physiques au Collège Nicolas Barré Saint-Maur et volontaire de l'association COLA, en compagnie de Soeur Brigitte Flourez, soeur de l'Enfant Jésus, auteure de "Marcheur dans la nuit", Editions Saint-Paul, 1994.

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